Sur quel ETF investir en 2025 ? Voici notre sélection des meilleurs ETF

| Idées principales | Détails |
|---|---|
| 📈 Croissance spectaculaire des ETF | 509 000 investisseurs français en 2024, hausse de 70% en un an selon l’AMF. |
| 🎯 Le choix de l’indice détermine la performance | L’indice conditionne 80% de la performance long terme, privilégier S&P 500 ou MSCI World. |
| 💰 Supériorité des ETF sur la gestion active | Plus de 90% des gérants ne battent pas les stratégies ETF selon études SPIVA. |
| 🟢 ETF pour débutants | MSCI World iShares à 0,20% de frais ou S&P 500 PEA à partir de 0,10%. |
| 🔵 ETF pour profils intermédiaires | MSCI ACWI à 0,12% ou Euro Stoxx 600 à seulement 0,07% de frais annuels. |
| 🔴 ETF pour investisseurs dynamiques | Nasdaq-100 avec 16,33% annualisé depuis 1991 mais très volatil. |
| 💼 Fiscalité optimale avec le PEA | Exonération impôt revenu après 5 ans, seulement 17,2% prélèvements sociaux. |
| ⚠️ Impact des frais de gestion | Différence 0,10% vs 0,50% = 3 294 euros de moins après 10 ans sur 50 000 euros. |
En 2024, 509 000 investisseurs français ont acheté ou vendu un ETF, contre 296 000 l’année précédente, soit une hausse de +70% en un an selon l’AMF.
Ce n’est pas un hasard : les ETF ont définitivement conquis les épargnants qui cherchent à investir intelligemment sans payer des frais exorbitants.
Après 20 ans passés à accompagner des particuliers et des entrepreneurs dans la gestion de leur patrimoine, je le vois chaque jour dans mon cabinet.
La question que tout le monde me pose ? « Sur quel ETF investir en 2025 ? » Voici ma sélection, sans détour.
🌍 Comprendre les grands indices pour choisir le bon ETF
Avant de se lancer, il faut comprendre ce que l’on achète. Un ETF réplique un indice — c’est aussi basique que ça. Mais tous les indices ne se valent pas, et le choix de l’indice conditionne 80% de la performance à long terme.
Prenons le S&P 500 : il regroupe les 500 plus grandes entreprises cotées aux États-Unis et représente environ 59% de la capitalisation mondiale. Depuis 1991, il a généré 12,0% annualisé. Constat concret : 10 000 euros investis en 1991 seraient devenus 421 000 euros aujourd’hui. En 2024, il a affiché +32,97%, pendant que le CAC 40 plafonnait à +0,92%. L’écart est brutal. Difficile d’ignorer ces chiffres.
Le MSCI World, lui, regroupe 1 400 entreprises dans 23 pays développés. Les États-Unis y pèsent 74%, le Japon 5%, le Royaume-Uni 3,4%, le Canada 3%, la France seulement 2,5%. Sur 50 ans, il affiche 10,78% annualisé. Moins spectaculaire que le S&P 500, mais bien plus diversifié géographiquement. 10 000 euros en 1991 ? 173 000 euros aujourd’hui.

Le MSCI ACWI pousse encore plus loin en couvrant 47 pays et 2 600 entreprises, incluant les marchés émergents. C’est l’approche la plus globale qui soit. En comparaison, le MSCI Emerging Markets cible 1 200 entreprises dans 24 pays émergents, avec la Chine à 27% et l’Inde à 20%. Sa performance sur 10 ans plafonne à 4,24% annualisé — décevante — mais depuis 1991 il ressort à 8,44% annualisé.
| Indice | Perf. annualisée (depuis 1991) | 10 000€ devenus | Couverture mondiale |
|---|---|---|---|
| 📈 S&P 500 | 12,0% | 421 000 € | 59% |
| 🌐 MSCI World | 9,04% | 173 000 € | 70-80% |
| 🌱 MSCI Emerging Markets | 8,44% | 145 000 € | ~10% |
| 🇪🇺 Euro Stoxx 600 | 8,02% | 127 000 € | ~10% |
Les études SPIVA enfoncent le clou : plus de 90% des gérants professionnels ne parviennent pas à battre une stratégie ETF sur le long terme. Autrement dit, payer des frais élevés pour une gestion active, c’est statistiquement perdant. J’ai arrêté de recommander des fonds actifs à mes clients il y a une dizaine d’années. Peu après, la plupart me remercient.
🎯 Ma sélection d’ETF par profil d’investisseur
Voici comment je classe les meilleurs trackers selon trois profils. Ce n’est pas une liste exhaustive, c’est ma recommandation tranchée, issue de l’expérience terrain.
Profil débutant — priorité à la simplicité :
- 🟢 ETF MSCI World (iShares Core) : 0,20% de frais, plus de 100 milliards d’euros d’encours, 1 400 entreprises dans 23 pays. C’est la Rolls des ETF diversifiés pour commencer sans se prendre la tête.
- 🟢 ETF S&P 500 éligible PEA : frais à partir de 0,10%, accessible dès 5,71€ la part. Idéal pour exploiter l’avantage fiscal du PEA — exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans, avec seulement 17,2% de prélèvements sociaux.
Profil intermédiaire — diversification géographique :
- 🔵 MSCI ACWI (SPDR) : 0,12% de frais, 3 952 millions d’euros d’encours, 2 600 entreprises dans 47 pays. Pour ceux qui veulent les marchés émergents sans gérer deux ETF séparément.
- 🔵 ETF Euro Stoxx 600 : 0,07% de frais seulement, 13 220 millions d’euros d’encours. Le moins cher du marché européen. Bon complément pour rééquilibrer une exposition trop américaine.
Profil dynamique — rendement maximal accepté avec volatilité :
- 🔴 ETF Nasdaq-100 : le champion historique avec 16,33% annualisé depuis 1991. 10 000 euros devenus 1 471 000 euros. Mais attention — en 2022, l’indice a chuté de 68%, et après le krach de 2008, il a fallu 13 ans pour retrouver les niveaux d’avant-crise. Réservé aux estomacs bien accrochés. Une version éligible PEA existe avec 0,30% de frais.
- 🔴 ETF Or physique : frais à 0,12%, 14 milliards de dollars d’encours pour iShares. Protection contre l’inflation et valeur refuge. Je le glisse systématiquement dans les portefeuilles de mes clients à partir d’une certaine taille.
Un mot sur les frais de gestion — le TER — car c’est fréquemment sous-estimé. Entre un ETF à 0,10% et un autre à 0,50%, la différence semble minuscule. Sur 50 000 euros investis avec 6% de rendement brut annuel, cela représente 3 294 euros de moins dans votre poche après 10 ans. Ce n’est pas négligeable. Si vous souhaitez affiner votre stratégie avec l’aide d’un professionnel, consultez notre classement 2026 des conseillers en gestion de patrimoine à Paris.

💼 Fiscalité et enveloppes : Ne laissez pas l’impôt grignoter vos gains
Choisir le bon ETF, c’est une chose. Le loger dans la bonne enveloppe, c’en est une autre — et c’est souvent là que l’on perd (ou gagne) le plus d’argent.
Le PEA reste mon enveloppe préférée pour les ETF actions. Plafond à 150 000 euros pour un PEA classique, 225 000 euros pour un PEA-PME. Après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu — seuls les 17,2% de prélèvements sociaux s’appliquent. Attention : un retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan. Ne touchez pas à cet argent avant l’heure.
Le compte-titres ordinaire n’offre aucun avantage fiscal — les plus-values sont imposées à 30% via la flat tax. En revanche, il donne accès à tous les ETF sans restriction géographique ni de type : or, crypto-ETF, obligations, immobilier mondial… C’est sa seule vraie force. Pour en savoir plus sur les coûts d’un accompagnement professionnel avant de vous lancer, voici un tour d’horizon des tarifs pratiqués par les conseillers en gestion de patrimoine.

L’assurance-vie, enfin, offre un cadre successoral très avantageux, avec un avantage fiscal qui se déclenche après 8 ans. Elle héberge bien des ETF, mais avec une couche de frais supplémentaires liée à l’enveloppe elle-même. À intégrer dans une stratégie patrimoniale globale plutôt qu’isolément. Pour approfondir vos recherches sur les ressources disponibles en ligne, le guide complet et analyse de Mag-Investir.com peut constituer un point de départ utile.
Selon Morningstar, 247 milliards d’euros ont afflué vers les ETF européens en 2024. Ce mouvement de fond ne s’inversera pas. Les ETF ont fêté leurs 25 ans de cotation sur les places boursières européennes en 2025 — la même année que le 130e anniversaire de la première séance de cinéma des frères Lumière. Deux révolutions, deux époques. Celle des ETF est encore en cours, et il serait dommage de la rater.
